Tantine & Moi
Partager📅 Année : 2005
L'histoire commence par une lettre : Kemp, un trentenaire célibataire, hypocondriaque, névrosé et cruellement misanthrope, reçoit un mot de sa vieille tante Grace (Tantine) qui lui annonce qu'elle est sur le point de mourir. N'ayant rien d'autre à faire et secrètement attiré par la perspective d'un héritage, Kemp quitte son emploi de banquier pour se rendre à son chevet dans sa petite maison isolée.
Le problème ? Tantine ne meurt pas. Elle s'obstine à vivre, semaine après semaine, mois après mois.
Coincé dans ce huis clos poussiéreux, Kemp s'installe et entame une veille funèbre interminable. Le spectacle repose sur un contraste génial :
Kemp est d'une logorrhée verbale absolue, alternant monologues cyniques, récriminations contre la vie et préparatifs macabres très concrets (il lui achète un cercueil en kit, calcule le prix des fleurs, teste les faire-part de décès devant elle).
Tantine, quant à elle, reste totalement muette durant toute la pièce. Elle ne s'exprime que par ses regards, ses expressions de visage et ses petits gestes, subissant le flot de méchancetés de son neveu avec une passivité désarmante.
Au fil des saisons qui passent, une étrange complicité — presque une tendresse — finit par naître entre ces deux solitudes que tout oppose, jusqu'à un coup de théâtre final totalement inattendu qui renverse complètement la situation.
Auteur : Morris Panych
Mise en scène : Stephan Meldegg
Distribution : Jean-Claude Dreyfus - Arlette Théphanie
Production : Theatre actuel Contemporain