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L'Accommode sans tiroir

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📅 Année : 2000

Un seul homme à la cour d'honneur ce soir: Jean-Claude Dreyfus. Et vous, bien sûr, pour assister à cette interprétation où le comédien place Cocteau sur le devant de la scène avec l'oeuvre intitulée « L'accommode sans tiroir. » Subtil et tendre.

Jean-Claude Dreyfus fait partie de ces comédiens énigmatiques qui conviennent parfaitement aux personnages et aux atmosphères créés par un Cocteau au sommet de son art lorsqu'il a écrit « L'accommode sans tiroir. » Jean Cocteau aurait aimé Dreyfus et son interprétation remarquable dans cette oeuvre où le comédien sera seul en scène, ce soir, à 19 h 30, à la cour d'honneur. La mise en scène très soignée est signée Yann Le Gouic. Et c'est Jean-Claude Dreyfus lui même qui adapté ce spectacle, ce personnage qui lui colle tant à la peau. « Je désirais me raconter, dit-il, et exprimer ce que je pensais avoir l'impression d'être. Pour bien évoluer dans le théâtre, Jean Cocteau ne pouvait mieux m'aider. Au fil des recueils, tout en flânant, j'ai envisagé une histoire de moi, de nous, de lui, voici vingt-cinq ans. » Et cette histoire particulière vous conduira donc dans l'univers des vers, des rîmes, des rythmes et de la poésie de Cocteau si proche de Dreyfus.

Silences et sensations

Le talent de Luc Jenny pour les lumières met en valeur à la convenance du comédien ses expressions et ses gestes méticuleusement choisis pour renforcer le sens des mots et émouvoir le public par le biais de quelques regards judicieusement éclairés. les silences aussi comportent leur lot de sensations et de frissons que la solennité du lieu rend encore plus intense. Dreyfus vit son rôle comme s'il était Cocteau, comme s'il vous offrait un cocktail de poésie dans l'unique but d'étancher votre soif de bons mots où l'humour et la tendresse se cotoient dans une union sacrée... sacrément belle.

Et la musique dans cette interprétation poétique? A votre avis, a-t-elle été laissée n coulisses. Non, bien sûr. Il fallait toute l'inspiration de Francis Poulenc et la touche géniale de Gilles Baissette pour illustrer les propos d'un Dreyfus qui se fond dans le son pour que l'harmonie des gestes, de la parole et des mélodies ne forment qu'un tout, unique et interprété dans les règles de l'art.

Mise en scène : Yann Le Gouic
Interprétation : Jean-Claude Dreyfus
Costumes : Yves Saint Laurent
Lumières : Luc Jenny
Musique : Francis Poulenc